lundi, 19 mai 2008
Saint Augustin de retour...
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Lundi 19 Mai 2008
Saint Augustion est en effet à l’ordre du jour; -
-Golven Madec, moine breton, spécialiste de notre Père de l’Eglise fait parler de l’augustinisme à l’occasion de son décès que nous signale Le Monde du 8 Mai .
-A Alger, ouverture de la bibliothèque André-Mandouze au centre d’études diocésain de l’évêché d’Alger qui receuille un millier d’ouvrages de cet autre grand spécialiste d’Augustin. (Le Monde du 9 Mai)
Augustin, le berbère, refait donc surface dans ma vie. Il est né à THagaste, aujourd’hui Souk-ahras où, en 1951, j’ai entamé ma carrière administrative
A la suite des “évènements d’Algérie” la communauté chrétienne vivant à Souk-Ahras a disparu et la basilique, consacrée a Augustin, a été transformée en mosquée...
Avant de réintégrer la Métropole Pierre Mamat, le dernier prêtre en place, me fit un cadeau inestimable:les oeuvres complètes de Saint Augustin, en dix sept volumes, qui faisaient partie de la bibliothèue de la paraoisse.
J’ai beaucoup d’admiration pour Augustin , mais en tant que catholique lambda il me pose pas mal de problèmes par son dogmatisme que je trouve parfois excessif.
Je me donne pour tâche de proposer quelques réflexions à ce sujet.
--En bon Père de l’Eglise Augustin affirme l’historicité des faits relatés dans la Bible.
Ainsi, dans son commentaire sur les conséquences de la faute d’Adam et d’Eve, au chapitre 31 du Livre X
«de l’origine des âmes» (Tome quatrième des Oeuvres» complètes) « Alors leus yeux s’ouvrirent et ils connurent qu’ils étaient nus.», il énonce ;« Il ne faudrait pas... en prenant un seul mot dans le sens allégorique, changer ce passage en allégorie. Ces expressions: « leurs yeux furent ouverts et ils s’aperçurent qu’ils étaient nus sont le récit d’un fait historique; rien ne nous autorise à y voir une allégorie.»
Il reprendra cette affirmation de l’historicité d’Adam dans sa controverse avec Julien au sujet du texte de Saint Paul sur les conséquences du péché originel: (Tome XVI- p 478):
«... Dis-moi donc ici comment on doit entendre ces paroles: « le péché est entré dans le monde par un seul homme» puisque tu les comprends mieux que celui qui a dit:« Tous meurent en Adam.»; car« le péché est entré dans le monde par un seul homme et par le péché la mort; et ainsi le péché est passé dans tous les hommes par celui en qui tous ont péché.» Augustin s’appuie sur cette citation de Saint Ambrois qui affirme:« Adam a existé, et nous avons existé en lui; Adam a péri , et tous ont péri en lui.»
(Ambro ise-Livre IV sur Saint Luc-IV,38)
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mercredi, 30 avril 2008
Ah, ces réfugiés indésirables!!
Ce 30 Avril 2008
J’ai reçu un e.mail qui me fait honte pour mon pays:
Un jeune couple avec deux enfants, le père azerbaidjanais (musulman?) et la mère ( chrétienne?) ont fui des agressions ethno-religieuses pour finalement arriver à Pau où les hautes autorités administratives ont décidé leur expulsion,le père vers l’Azerbaidjan, la mère vers l’Arménie.
Quel est le sort réservé aux deux enfants?
La mère est enceinte, ce qui devrait la protéger de l’expulsion.
En effet selon la Déclaration des droits de l’Enfant proclamée par l’Organisation des Nations Unies le 20 Novembre 1952 ;:« …l’enfant, en raison de son manque de maturité physique et intellectuelle, a besoin d’une protection spéciale et de soins spéciaux, notamment d’une protection juridique appropriée, AVANT comme APRES la naissance»
Elle ajoute dans son Principe premier ;«L’enfant doit jouir de tous les droits énoncés dans la présente déclaration. Ces droits doivent être reconnus à TOUS LES ENFANTS, sans exception aucune, et sans distinction ou discrimination fondée sur la race, la couileur, le sexe, la langue, la religion...l’origine nationale ou sociale, la naissance,ou toute autre situation, que celle-ci s’applique à l’enfant lui-même ou à sa famille»
et dans le Principe 4-« L’enfant doit bénéficier de la sécurité sociale. Il doit pouvoir grandir et se développer d’une façon saine; à cette fin, une aide et une protection spéciales doivent lui être assurées ainsi qu’à SA MERE, notamment des soins prénatals et postnatals adéquats »...»
Ces prescriptions s’appliquent donc aux enfants nés et à naître du couple menancé.
M. Sarkozi, qui revendique urbi et orbi l’héritage judéo-chrétien, devrait en conséquence intervervenir dans cette malheureuse affaire en mettant en pratique les exhortations de Yahweh:
LEVITIQUE
XXV-35-
«Si ton frère devient pauvre et se trouve dans la necessité, tu le secourras comme s’il était étranger ou résident pour qu’il puisse vivre auprès de toi.
XIX-32-:« Si un étranger habite avec vous dans votre pays, vous ne l’opprimerez point. L’étranger qui habite au milieu de vous sera pour vous un habitant du pays et tu l’aimeras comme toi-même...»
DEUTERONOME
XV-7- « S’il y a chez toi un pauvre d’entre tes frères,tu n’endurciras pas ton coeur et ne fermeras pas ta main à ton frère pauvre; au contraire tu lui ouvriras la main et tu lui prêtreras ce qui est nécessaire à ses besoins, autant qu’il lui manque.»
XXIII-19- «Tu n’exploiteras pas le mercenaire pauvre et indigent, qu’il soit l’un de tes frères ou l’un des étrangers qui résident dans ton pays, dans tes localités.»
XXIV-19-«Quand tu feras la moisson de ton champ et que tu auras oublié une gerbe, tu ne retourneras pas pour la chercher, elle appartiendra à l’étranger, à l’orphelin et à la veuve, afin que Yahweh te bénisse dans toute oeuvre de tes mains.»
Il est remarquable que les rédacteurs des droits de l’enfant et ceux des textes vétéro-testamentaires aient eu le même souci d’un humanisme dont la France qui se proclame la patrie des droits de l’homme ne saurait s’exonérer sans se renier elle-même
Il serait aberrant que celui qui est le chanoine-président de la Fille aînée de l’Eglise ignore volontairement les Béatitudes de Celui qui a dit :«Ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites.
Monsieur le Président, ayez pitié de cette famille terrorisée..
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mercredi, 23 avril 2008
Ah! Ces pauvres banqiers§
23 Avvril 2008
La gourmandise des banquiers est sans risque: les contribuables seront toujours invités à se serrer la ceinture pour que les fonds publics puissent intervenir pour gommer leus imprudences sinon les méfaits de leur incompétence. Ainsi:
Aux dernirères nouvelles, la Banque d’Angleterre se porte au secours du système bancaire: l’institut d’émission apporte 63 milliards d’euros aux établissements de crédit pour les aider à se refinancer et rétablir la confiance .(Tu parles!!)
C’est tout de même curieux qu’on ne sanctionne jamais les manquements des dirigeants bancaires en touchant, ne serait-ce qu’un tout petit peu, à leur énorme patrimoine personnel..
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dimanche, 20 avril 2008
Deux disparitions
Aimé Césaire et Germaine Tillon, deux géants du combat pour la fraternité universelle,viennent de nous quitter.
Je rends hommage au grand poête.
Germaine Tillon m’était plus proche: lorsque l’on me parlait d’elle, je pensais immédiatement aux Aurès.
Les Aurès,bastion de la berbéritude, où elle s’immergea dans la culture chaouie, et qui m’offrirent le plaisir de crapahuts pacifiques après l’indépendance de l’Algérie.
Je ne saurai jamais, la réponse n’étant plus possible, si la caverne où elle a été photogrphiée dans les années 30 fait partie du “village troglodyte’ creusé à la verticale dans une falaise du sommet de l’Ahmar Khaddou, au dessus de Baniane.
Selon la tradition orale du peuple chaoui ce village aurait été un poste d’observation du Sahara pour la Kahéna, la fameuse reine berbère qui organisa la résistance à l’invasion arabo-musulmane.

J’eus la plaisr de découvrir ce campement un jour de mai 1963 où avec Jaquez, mon frère de la côte nantaise et un groupe de jeunes Biskris, nous fûmes guidés jusqu’au sommet du djebel par un ancien maquisard
Aimé Césaire, Germaine Tillon, promoteurs de l’Humanitude, reposez en paix, vous avez honoré le genre humain.
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vendredi, 11 avril 2008
La Bible dans le Coran- suite-
11 Avril 2008
Je crois que je me suis donné une tâche présentant peu d’intérêt en voilant copier tous les versets du Coran qui font téférence à des évènements bibliques..Il y en a tellemen,t que leur accumilation risque de “barber” les visiteurs de mon blog. Et voilà qu’en mettant de l’ordre dans mes archives, je retrouve une récapitulation que j’avais déjà faite et qui était sortie de ma mémoire.:j’avais exploré les sourates concernées et cela avait abouti à enn noircir 62 feuillets 30x21!!( qui me serviront à étayer un ouvrage que j’ai en chantier.)
Je vois donc pas l’utilité de poursuivre le recencement entamé.
Cela dit,, mon travail m’a permis de relever quelques versets qui, dans les temps de tensions interreligieuses qui courent, me paraissent dignes d’être ,cités:
«Avant toi (Mohamed), nous n’avons envoyé que des hommes inspirés.Interrogez les Juifs et les Chrétiens si vous l’ignorez.»( Sourate XXI-7)
« Si notre doctrine élevait quelque doute dans ton coeur, interroge ceux qui ont lu le Pentateuque avant toi» ( Sourate X-94)
«Ne disputez avec les juifs et les chrétiens qu’en termes honnêtes et modérés.Confondez ceux d’entre eux qui sont impies.Dites: nous croyons au Livre qui nous a été envoyé et à vos Ecritures.Notre Dieu et le vôtre ne font qu’Un et nous nous résignons entièrement à sa volonté (XXIX-4)
«Si le Seigneur eût voulu, une même croyance aurait uni tous les mortels.Veux-tu forcer la terre à embrasser l’islamisme?»(X-9)
«La foi est un don que le ciel dispense à son gré. Dieu couvrira d’opprobre ceux qui ne veulent point comprendre.» (X-100)
« Ne faites point violence aux hommes à cause de leur foi.» (II-257)
On s’aperçoit que les Textes sacrés sont plus tilérants que les officiants qui se chargent de les interpréter.
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lundi, 31 mars 2008
Crise financière- suite
Le Monde du 21 Mars
La crise des crédits hypothécaires à hauts risues «subprimes» accordés sans contôle aux Etats-Unis, a entraîné une détérioration des institutions financières, qui a elle-même provoqué la panique des marchés et la hausse des martières premières..
La facture des subprimes s’élève à ce jour à 150 Milliards de dollars.
Comment sortir de la crise? La solution pourrait être radicale, bouleversant même le modèle capitaliste américain.« Si la crise dure et s’approfondit, la solution passe forcément par l’Etat, qu’il s’agisse de créer un fonds de “défaisance”(?) ou de procéder à des nationalisations provisoires de banques en difficultés» estme Jean-Louis Mourier, économiste chez Aurel Leven.
22Mars- « La récession américaine pourrait être l’une des plus graves depuis 1945- Les experts, convaincus que l’économie des Etats-Unis a déjà commencé à se rétracter, craignent que la crise ne soit profonde et durable. Au point d’obliger l’Etat à agir.» Ah! cet Etat-providence pour banqiers trop gourmands
25 Mars - «Washington pourrait cautionner les prêts immobiliers, solution radicale qui coûterait jusqu’à 3 000 milliards de dollars à l’Etar Fédéral. Selon Kenneth Rogoff,ancien économiste en chef du Fond monétaire international,l’”ardoise” se chiffrerait entre deux et trois mille milliards de dollars. Il estime que la perte serait d’au moins 500 milliards de dollars pour le contribuable américain.»
On est loin des 5 Milliards partis en fumée et mis sur le dos de Jérôme Kérivel. Lui, on l’a mis en cabane, ce qui ne risque pas d’arrriver aux grands pontes de la finance, puisque ce sont eux qui dirigent le monde!
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jeudi, 27 mars 2008
Panique chez les banquiers!
27 Mars 2008
La valse des milliards de dollars continue:
Le Monde - 16-17 Mars-«La banque centrale américaine tente de sauver la banque Bear Stearns
La banque Stearns, cinquième banque d’affaires américaine, est en grandes difficultés. Vendredi, à sa demande, la Fed lui a consenti une ligne de crédit...pour lui éviterr la cessation de paement à court terme.... Le crédit sera versé à Bear Stearns par l’intermédiaire de la banque JP Morgan Chase. Mais, IL EST GARANTI par la Fed en cas d’insolvabilité!
Mardi 18 Mars- « Pouirquoi fallait-il impérativement sauver Bears Stearns ? demande Le New Yook Times. Sa chroniqueuse Gretchen Morgenson rappelle que, dans les années 1990, on avait “ laissé mourir” Lambert Drexel Burnhham, emportée par ses engagements massifs sur les “obligations pourries”.
Bear Stearns(BSC), ajoute-t-elle, s’est aussi mal comportée.Il fallait faire de BSC un exemple clame William Fleckenstein, président d’un fonds qui porte son nom. Car, tant que la Fed actionnera la planche à billets- nous sommes devenus « ETAT RENFLOUEUR» des spéculateurs, regrette-t-il- les banques se sentent en situation d’impunité et recommenceront demain.« Hélas! c’est le contribuable qui en fait les frais», ajoute Mme Morgenson.
19 Mars - Article de Jacques Attaku- extrait;« Les grandes puissances financières s’entredéchirent pour savoir qui va payer le prix de leur inconscience collective.»
IL ne faut oas checher bien loin. Ce sera évidemment, comme toujoirs ce salaud de contribuable, par Etat interposé-
20 Mars- “ Interrogations en Allemagne et en Italie” : «-L’Etat doit-il sauver les banques privées?» En Allemagne, le quotidien des affaires Handels-Blatt suggère de jeter les principes par-dessus bord en renflouant si nécessaire les banques en faillite avec des fonds publics (ben, voyons!)
Mais ...: « Effet des conditions dans lesquelles la banque Bears Stearns s’est effondrée,les temps changeraient-ils à Wall- Street? Le directeur financier de la quatrième banque d’affaires américaine Lehman Brothers a reconnu que les banques d’investissement devront être , à l’avenir BEAUCOUP PLUS HONNËTES dans leurs présentatoions; il est DOULOUREUSEMENT EVIDENT que ce sera là un grand changement» !!!
Ah! Ces pauvres banquiers!!
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samedi, 22 mars 2008
Tempête dans les Banques
Samedi 22 Mars 2008
“Le veau d’or avale la poule aux oefs d’or!”
Les intégristes de la liberté totale du marché feraient bien de mettre leur théorie en pratique en cherchant dans leur propre dialectique les remèdes aux difficultés générées par leur rapacité spéculative, au lieu d’aller mendier auprès des Etats qu’ils vilipndent en temps “ normal”un secours sur le dos des contribuables
Dans mon livre « Homo Capiens», paru en 2001, j’écrivais:
«... En tout état de cause,, pour être crédibles, les tenants du libéralisme pur et dur devraient être logiques avec eux-mêmes en refusant toute intevention de l’Etat, puisqu’ils en contestent la moindre intervention( avant leurs déboires). Et pourtant, combien de fois se font-ils quémandeurs?Même les plus intransigeants(officiellement) d’entre eux n’hésitent pas à tendre la main à cet Etat portant ( habituellement) vilipendé. Le cas de la faillite des Caisses d’Epargne américaines, à la fin, des années quatre-vingt, qui génère pour les contribuables américains un coût prresqu’aussi important que celui de la guerre du Vietnam, est significatif de l’hypocrisie des évangélistes du marché sans entrave.»
Je pourrais réécrire ce paragraphe aujourd’hui que le monde vit une crise financière due à la gourmandise des banquiers.Il me suffit de citer mon quotidien favori pou étayer ma thèse.:
Le Monde du 12 Mars-: « La stupidité des banques est récurrente.;Selon le stéréotype, un reponsable des ressorces bancaires est un intellectuel rêveur, gribouillant des lettres grecques sur un tableu. Mais les erreurs mathématiques ne sont pas responsables des malheurs de Wall-Street...Les pertes étaient surtout la conséquence d’erreurs de débutant, commises par les dirigeants... Autrer erreur majeure: l’incapacité des banques à mesurer le risque de liquidité... La résurgence périodique de la stupidité bancaire ( avidité?-NDLR) est un problème moins facile à résoudre. .» ( Dwight Cass)
13 Mars - Les banques centrales s’unissent pour apaiser les marchés.: « Wall-Street a rebondi après l’intervention des instituitions monétaires visant à offrir de l’argent frais à un syrème de bancaire asphyxié par la crise des subprimes...La Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne, la Banque nationale Suisse, la Banque du Canada et la Banque d’Angleterre se sont associéees pour abreuver les marchés financiers de liquidités.»
14 Mars - Les banques doivent payer, pas la Fed.;« Les injections de liquidités, comme celle de 200 milliards de dollards de la Réserve fédérale américaine montrent que quelque chose ne va pas dans le système financier
... du coup, les banques centrales permettent aux banques et aux courtiers de ne pas payer le prix de leurfolie.Elles les incitent à prendre trop de risques, qui sont payés par des contribuables et des épargnants innocents...
Il y a plusieurs manières pour les banques de renforcer leur capital. Elles peuvent suspendre la distribution de dividendes, ainsi que réduire les bonus.Elles peuvent aussi émettre des actions. Et si les fonds souverains ne les suivent pas, elles n’ont qu’à brader leurs titres. Quitte à ce que leurs actions baissent.Elles sont à l’origine des problèmes actuels et doivent en payer les conséquences.» ( Hugo Dixon)
On en a assez de leur pratique « Privatisation des bénéfices, socialisation des pertes!!»
Dans Homo Capiens, j’avais écrit:« Le capitalisme non régulé explosera comme le communisme si...»
Je pense que si les adorateurs du veau d’or ne mettent pas un frein à leur frénésie boursicotière, ils vont tuer leur poule aux oeufs d’or. Ce ne sont pas les “révolutionnaires” qui vont liquider le capitalisme; ce sont les intégristes du libéralisme pur et dur qui vont s’en charger.
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mardi, 18 mars 2008
Hans Küng - suite-
18 mars 2008
Perspective ethiques des grandes religions du monde ( suite)
d) La règle d’or
Les religions, il est vrai, ont été et sont toujours tentées de se perdre dans un maquis inextricable de commandements et de prescriptions, de canons et de paragraphes.Elles peuvent cependant, dès lors qu’elles le veulent, justifier avec une autorité tout autre que celle de n’importe quelle philpsophie, que les normes ont une valeur catégorique, qu’elles ne se dissolvent pas dans les cas par cas..Les religions peuvent fournir aux hommes une norme suprême de la conscience... Toutes les grandes religions en effe, proposent quelque chose comme un règle d’or...parfaitement praticable dans les situations extrêmement complexes où les individus et aussi les grouipes doivent souvent se dépêtrer.
Cette « règle d’or» est déjà attestée chez Confucius: « Ce que tu ne désires pas pas toi-meme, ne le fais pas aux autres.», mais aussi dans le judaïsme: « Ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu’ils te fassent», et dans le Christianisme : « Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le vous-memes pour eux...
e ) Motivations morales
Les religions, il est vrai, ont été et sont toujours tentées de commander aux hommes de façon autoritaire, d’exiger une obéissance aveugle et de faire violence aux consciences. Elles peuvent cepe,ndant, dès lors qu’elles le veulent, proposer des motivations morales convaincantes. En effet, face à tant de frustration, de léthargie et d’apathie, surtout dans la jeune génération d’aujourd’hui, elles peuvent, à ppartir d’une d’une très ancienne tradition,offrir des motivations à la conduite sous une forme adaptée à notre treemps; pas seulement, comme le fait la philosophie, des idées éternelles, des principes abstraits et des normes générales, mais aussi l’incarnation vivante d’une nouvelleattitude face à la vie et d’un nouveau style de vie
Concrètement, les modèles de vie représentés pas la vie et les enseignements des figures de proue des grandes religions du monde n’ont rien perdu de leur force motivante: ces modèles que nous offrent Boudha,Jésus-Christ,Confucius ous Lao-Tseu, ou encore le prop^h!te Mahomet. C’est par l’entremise sociale que l’individu a connaissance du bien, de ses normes, de ses modèles, de ses signes...
f ) Horizon de sens et de finalité
Les religions, il est vrai, ont été et sont toujours tentées par une double morale, qui leur fait prêcher les exigences morales aux autres sans qu’elles se les appliquent d’abord à elles-mêmes, dans un effort d’autocritique. Mais elles peuvent, dès lors qu’elles le veulent, aujourd’hui encore, faire apparaître de façon crédible un “ horizon de sens” sur cette terr même, à travers leurs doctrines, leur ethos et leurs rites, pour des millions d’hommes et ce avec une force de conviction unique, contre le vide et l’absence de sens.
Concrètement, toutes les religions répondent à la question du “ sens du tout’, de la vie, de l’histoire, dans la perspective d’une réalité ultime déjà à l’oeuvre ici et maintenant- que cette réalité prenne la forme de la “ résurrection” avec le judaïsme classique, de “la vie éternelle” avec le christianisme, du “ paradis” islamique, de la ‘moksha” hindouiste ou du “nirvana” boudhique, ou encore de l’immortalité” du taoïsme. Face, précisément, aux nombreuses frustrations et aux nombreuses expériences de souffrances et d’échecs, les religions peuvent apporter leur aide et conduire au-delà, offrir une sens par - delà la mort et donner déjà sens ici et maintenant, surtout là où l’agir moral a été voué à l’échec.
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samedi, 15 mars 2008
Hans KUNG- suite-
15 Mars 2008
Perspectives éthiques des grandes religions (suite)
b- Des maximes d’une élémentaire humanité:
« Les religions, il est vrai, ont été et sont toujours tentées de s’en tenir à des traditions particulières, à des dogmes mystérieux et à des prescriptions rituelles et à se refermer ainsi sur elles-mêmes. Elles peuvent pourtant,là où elles le veulent, faire valoir des MAXIMES FONDAMENTALES D’UNE ELEMENTAIRE HUMANITE avec une autorité et une force de conviction bien plus grandes que celle des politiques, des juristes et des philosophes. Toutes les grandes religions, en effet, requièrent des NON-NEGOCIABLES STANDARDS: des normes éthiques fondamentales et des maximes orientant la conduite, fondées sur un inconditionné,un absolu,et donc inconditionnellement valables pour des centaaines de millions d’hommes.
Concrètement, TOUTES les grandes religions du monde connaissent cinq grands commandements de l’himanité qui ont d’innombrables applications, y compris dans les domaines économique et politique: 1) ne pas tuer; 2) ne pas mentir; 3) ne pas voler; 4) ne pas se livrer à la fornication; 5) respecter ses parents et aimer ses enfants.
Ces comma,dements apparaîtront trop généreux à beaucoup. Mais que de choses changeraient et devraient changer si par exemple, le simpl commandement de ne pas voler avait à nouveau davantage sa place dans la conscience de tous les hommes et s’il était dirigé contre le fléau de la corruption ( qui sévit malheureusement de plus en plus dans des ETtats qui n’en étaient pas infestés jusqu’ici)!
c- La voie raisonnable du milieu
Les religions, il est vrai, ont été et sont toujours tentées d’être à cheval sur des positions rigoristes extrêmes, dans une perspective légaliste, qu’il s’agisse de l’éthique individuelle ou sociale ou de l’éthique sexuelle, économique ou politique. Elles peuvent pourtant, quand elles le veulent, gagne des centaines de millions d’hommes sur cette terre à une VOIE RAISONNABLE, TENANT LE MILIEU ENTRE LE LIBERTINAGE ET LE LEGALISME;Toues les grandes religions du monde, en effet, encouragent les modèles de comportement qui relèvent d’une voie du milieu -si importante, compte-tenu de la complexité des penchants, émotions et intérêts individuels et collectifs.
Concrètement, c’est une voie du milieu entre la soif de la possession et le mépris de la possession, entre l’hédonisme et l’austérité, entre la frénésie de sens et l’hostilité aux sens, entre le culte du monde ét la négation du monde.
Qu’il s’agisse des conditions culturelles et sociales qui structurent toute la vie d’un hindoun, qu’il s’agisse de «l’impassibilité boudhique» dans ses rapports avec la monde ou de l’enseignement de Confucius visant la sagesse, qu’il s’agisse des commandements de la Torah et du Talmud qui indiquent à l’homme, devant Dieu, son devoir dans le monde, qu’il s’agisse du message de Jésus, ni légaliste ni ascétique ou des nombreuses directives raisonnables, issues des exigences de la vie quotidienne- ce qui est exigé, dans tous les cas, c’est un comportement responsable à l’égard de soi-même et à l’égard du monde.Les religions ne se contentent pas d’imposer des règles du jeu déterminées; elles définissent aussi de « dispositions» des « attitudes» et des « vertus» déterminées, capables de diriger le comportement de l’homme de l’intérieur- des prescriptions légales ne suffisant pas.
Traduite dans la situation qui est celle de notre société aujourd’hui, la voie raisonnable du milieu signifierait une voie entre le rationnalisme ignorant et l’irrationalisme larmoyant, entre la foi aveugle en la science et l’exécration de la science, entre l’euphorie face à la technique et l’hostilité envers la technique, entre une démocratie purement formelle et une démocratie populaire totalitaire.»
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