mardi, 10 novembre 2009

opportunités au jour le jour

Mardi 10 Novembre 2009        

J’ai été invité à une prochaine réunion oecuménique islamo-chrétienne, mais, malheureusement ,je ne pouurrai pas y assister. J’ai donc mis par écrit ce qui aurait pu être une intervention et je l’ai envoyée à un ami en le laissant juge de l’oportunité de la  soumettre ,ou non,à la critique des intervenants:       
Abraham étant  un personnage très important dans la Bible, j’y ai donc relevé des informations le concernant qui ne peuvent laisser indifférents les adeptes de deux religions.
J’ai pensé que mes trouvailles peuvent intéresser quelques lecteurs de mon blog. Les voici:.
Au I-17 de l’évangile de S. Mathieu, il est dit: «depuis Abraham jusqu’à David, il y a 14 générations, depuis David jusqu’à l’exil à Babylone quatorze générations, depuis l’exil à Babylone jusqu’au Christ quatorze générations.»
L’exil à Babylone ayant eu lieu en l’an -587, après la destruction de Jérusalem par Nabuchodonosor, il y a donc 587 ans entre cet exil et le Christ et , donc 587x 3=  1761 ans entre Abraham et le Christ.
Abraham serait donc né, au moins, en l’an 1761 avant notre ère.
En Genèse XV-7, Yahweh dit à Abraham:« Je suis Yahweh qui t’ai fait sortir d’Ur des Chaldéens.»
Abrahem vécut 175 ans ( Gen- XXV-5) Il n’a donc pas vécu     au-delà de
- 1590. Or la première mention des Chaldéens dans l’Histoire de l’Humanité  concerne leura conquête de Ninive (-621)sous la conduite du roi Nabopolasar
(-625-605) ( Histoire du développement culturel et scientifique de l’Humanité-UNESCO- Robert Laffont- 1967- Tome 2- pp 35- 36)
Yahweh n’a donc pas pu faire sortir Abraham d’Ur des Chaldéens puisque ceux-ci ne s’y installèrent que près de 1000ans après sa mort.
AU surplus, Yahweh ne pouvaiit pas faire sortir Abtaham d’une ville que celui-cil avait dejà quittée! En effet, c’est son père Tharé qui avait transféré son clan à Haran (Gen- XI-31); et ce avant la vocation de son fils.

Autre anomalie: en Genèse XX, on apprend qu’Abraham séjourna à Gérare chez Abimélech dont on apprendra qu’il était roi des Philistins ( Gen-XXVI) Or les Philistins ne sont arruvés en Palestine que vers les années - 1200 , environ quatre siècles après le décès du personnage abrahamique.
Il est d onc indéniable qu’Abraham n’a pas eu d’existence charnelle et qu’il n’a donc pas engendré une descendance charnelle.Qu’en pensent l’intervenant catholique et l’intervenant musulman?
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Je ne résiste pas à donner une information fournie par Le Monde  des 8-9 Novembre et qui m’a laissé pantois:
« La France a perdu de son influence  au Vatican»     Bon! mais ce n’est pas cela qui me chifonne, après tout il n’y a pas une manière française de prêcher l’Evangile; ce qui m’épate c’est le constat (attristé!) d’un groupe de députés U N P  que« l’absence de tout Français dans les promotions de l’Ecole des nonces entraînera à terme la disparition des voix françaises dans la dipmlomatie vaticane.
Ainsi, il y a donc dans l’Eglise catholiquenc une Ecole de Nonces, dont les promuss sont nécessairement destinés à  être des Cardinaux. Il serait plus judicieux  d’.appeler cette école, Ecole des Cardinaux! Le recrutement des élèves se fait  comment, par concours interne et ecterne comme pour l’E N A ??                   

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Autre information intéressante: Après la quête de l’identité française par M .Besson, la quête de l’identité catholique par Mgr DAGENS !!:« Pour l’évêque d’Agoulème, le terme d’«identité catholique» doit être valorisé par les catholiques eux-mêmes « à l’intérieur de leur foi». Il estime  que la question de la visibilité de de l’Eglise et de cette identité catholique appemlle une « réflexion sur le travail pastoral» ... (Journal SUD-OUEST  du 5 Novembre) .
Question: Comment mettre une identité  catholique, donc universelle, dans la Foi??

vendredi, 06 novembre 2009

A propos de l'acualité

Vendredu 6 Novembre 2009
Il y a des moments où les informations qui touchent à des sujets voisins se bousculent dans la presse écrite.
* -Ainsi, dans Le Monde de fin Octobre, la présentation du livre de Djemila Ben Habib, « Ma vie à Contre-Coran» édité par  VLB, éditeur à Montréal, qui nous raconte son douloureux combat contre l’intégrisme islamiste.
**- Le Monde des Livres du vendredi 3O Octobre, dans une “Lettre de Lisbonne” : « Quand un prix Nobel de littérature s’en prend à Dieu», nous donne les commentaires de José Saramago sur des  passages de son dernier livre
« Caïn» ( ed- Caminho) fustigeant l’Eglise catholique « qui aimerait placer un théologien derrière chaque lecteur de la Bible pour expliquer que ce qu’il est en train de lire doit être interprété de manière symbolique... Dans la Bible on trouve de la cruauté, de l’inceste, de la violence en tous genres, des carnages. Cela est incontestable, mais il suffit que je le dise pour susciter la polémique... Les hommes ont créé Dieu à leur image et ressemblance, c’est pourquoi il est si cruel,mauvais et vindicatif.»
***- Dans le journal Sud-Ouest -Dimanche  du Ier Novembre-; interview de Robert Crumb, dessinateur, à propos de sa bande dessinée « La Genèse». A la question :« que représente la Bible pour vous?», il répond;« On ne peut pas croire que ce texte soit issu de la parole de Dieu: ce sont des hommes qui l’ont élaboré.. Il s’agit de mythes anciens, avec au fil du temps, des choses ajoutées par des prêtres...Ce sont des histoires puissantes mais rien que des histooires... C’est effrayant de voir qu’à l’ère de la communication des gens s’entretuent encore pour ces questions-là»
****- Le Monde Magazine du samedi 31 Octobre: - interview de Gérard Garouste, peintre, par Annick Cojean, à propos de son  autobiographie “l’intranquille” (Ed- L’iconoclaste) au cours duquel  il avoue que ce sont les livres qui ont «nettoyé sa tête:...j’y ai touvé, dit-il, à la fois, la relgion, la politique, la mythologie, la famille, l’amour, tout. Le catéchisme de mon enfance ressurgissait, comme ses duperies et  les manipulations familiales. Je me suis mis à lire tous azimuts, suis tombé sur  la Kabale, le Talmud...Que de révélations! Fini l’univers des certitudes toxiques, qui en dévoyant les textes, ont créé l’antisémitisme et fait du monde un champ de bataille. Finis les dogmes et l’horrible « hors de l’Eglise point de salut »
il fait  enfin référence au « commentaire du Psaume 56 par Augustin «qui place les juifs dans l’opprobre.»
J’ai déjà parlé du discours d’Augustin sur le Psaume LVI dans mon blog du 12 Aoît 2009 (J’ai d’ailleurs fait une erreur ce jour là: j’ai placé ce discours dans leTome IX alors qu’en réalité on le trouve dans le tome VIII)
J’ai alors fait confiance à notre Père de l’Eglise: je ne suis pas allé voir ce fameux Psaume LVI.. La remarque de M. Garouste m’a intrigué et je me suis décidé à combler  cette lacune et les bras m’en sont tombés!: En quel endroit de ce Psaume Augustin a-t-il pu trouver une allusion   à une quelconque opprobre concernant les Juifs?. Il dit :« Ce psaume a donc trait à la passion du Seigneur: aussi commence-t-il par ces mots:«Pour la fin...» Je ne trouve pas cette expression ni dans ma Bible ni dans Chouraqui qui, lui, écrit: verset 1:« Au chorège. Sur “ la palombe silencieuse des lointains”. De David Graphie. Quand les Pelishtimins le saisissent à Gat.»
Verset 2 chez Augustin:« Ayez pitié de moi, ô mon Dieu ayez pitié de moi, parce que mon âme a confianc en vous.» “ Ma bible”:« Aie ptité de moi, ô Dieu, car les hommes s’acharnent contre moi... »
Verset 3 chez Augustin:« Je crierai vers le Très-Haut.»-ma     bible:«Oui, tout le jour, mes ennemis s’acharnent contre moi...». Je me dema,de si nous parlons du même psaume! Toujours est-il que dans son  homélie Augustin prononce bien cette phrase , entre ‘’ “ mais sans référence « Il a fait tomber dans l’opprobre ceux qui me foulaient aux pieds.» et, sans explication, il ajoute, un peu plus loin:« Les Juifs ont fait souffir le Christ.»
Normale est la réaction de M. Garouge qui, répondant à Annick Cojean, déclare:
« Dans un tableau exposé à la Villa Médicis, je montre un âne revêtu de la robe des pénitents de l’Inquisition, ainsi que trois livres: Mein Kampf, la Septante et le commentaire du psaume 56 par saint Augustin, qui place les juifs dans l’opprobre. La proximité de cette exposition avec le Vatican me ravit.»

Les théologiens manipuleraient-ils les textes pour mieurx assurer « laa bonne gouvernance de leur communauté» comme l’écrit l’un d’eux?

lundi, 19 octobre 2009

Augistin et les juifs- intermède-

Mardi 20 Octobre 2009


Time XIV-  p- 153
Dans le chapitre XI de son Livre Douzième, Augustin proclame que la terre est stérile pour Caïn, et la Passio du Christ pour les Juifs:
« Dieu dit à Caïn: maintenant tu es maudit par la terre qui a ouvert sa bouche pour recevoir le sang de ton frère, versé par ta main. Après que tu l’auras cultivée, elle  refusera  de te donner ses fruits... En effet, le peuple juif est maudit par la terre, c’est à dire par l’Eglise, qui a ouvert sa bouche pour la confession des péchés, à l’effet de recevoir le sang du Christ, répandu pour la rémission des péchés, de la main d’un d’un persécuteur qui n’a pa voulu être sous la grâce, mais sous la loi, afin d’être maudit par l’Eglise, c’est à dire, afin que l’Eglise comprît et fît voir qu’il est maudit:  suivant l’expression de l’Apôtre;« Tous ceux qui s’appuient sur les oeuvres de la loi, sont sous la malédiction de la loi.»... l’Eglise reconnaît et fait voir quue le peuple juif est maidit, parce que, après la mort du Christ, il observe encore la circoncision terrestre, le sabbat terrestre, les azymes terrestres, la pâque terrestre, toutes observances terrestres, qui ont une vertu secrète pour faire comprendre la grâce du Christ, laquelle n’est point accordée aux Juiifs obstinés dans  l’impiété et l’infid”lité, parce qu’elle a été révélée par me Nouveau Testament...

Tome IX-p- 412- : Discous sur le PsaumeXCKV.- Tous les Juifs n’ont pas été rejetés. ( Enfin!!!)

« ...Il y avait jadis un peuple juif, peuple de Prophètes, peuple de Patriarches, peuple issu d’Abraham selon la chair; peuple qui figura toutes les promesses du Sauveur; peuple où Dieu avait un temple,l’onction, le sacerdoce figuratif, afin qu’à la disparition des figures, arrivât la véritable lumière: c’était donc le peuple de Dieu: c’est à ce peuple que furent envoyés les Prophètes et au milieu de ce peuple  que sont nés ceux qui lui furent envoyés; C’est à lui que furent livrées  et confiées les paroles de Dieu. Quoi donc? Tout ce peuple est-il condamné? loin de là. Saint Paul le compare à l’olivier dont la tige a commencé à pousser par les Patriarches, mais dont plusieurs branches se sont déssechées parce qu’elles se sont élevées trop haut par l’orgueil; ils ont donc été retranchés à cause de leur stérilité... Tel est donc l’arbre: et si quelques rameaux en sont retranchés, tous ne le sont point. Si tous les rameaux en étaient retranchés, d’où viendrait Pierre, et Jean, et Thomas, et Mathieu, et André, et tous les autrs Apôtres?... D’où viendraient ces cinq cents frères auxquels le Seigneur apparut après sa résurection? Et ces autres, par milliers qui se convertirent à la voix de Pierre? Ces milliers d’hommes étaient tellement convertis qu’ils vendaient leurs biens pour en apporter le prix aux pieds des Apôtres... C’est d’eux que le  Psalmiste a dit que  « Dieu ne repoussera point son peuple». C’est ce témoignauge du psaume qu’a emprunté  saint Paul quand il a dit;« Que répondre, mes frères? Dieu a-t-il donc repoussé le peuple élu dans sa préscience? Loin de là car moi aussi je suis israélite,de la race d’Abraham, de la trbu de Benjamin.

Augistin met un petit bémol à sa condamnaion globale du peuple juif dans la crucifixion du Christe. On en prend acte mais l’inventaire de ses écrits n’es pas terminé. Attendons donc la suite.
Quant à la revendication par Paul de sa filiation charnelle avec Abraham, cela relève pour nous aujourd’ui de la captation d’un héritage qui n’a aucune  ni juridique ni historique, puisque, comme je l’ai démontré par ailleurs, Abraham n’ayant pas eu d’existence charnelle, il n’ a pas pu avoir une descendans charnelle.

lundi, 12 octobre 2009

la honte

famine1.jpg
Cette photo parue récemment dans le journal Le  Monde est une gifle à la figure des dirigeants du G 2O qui s'intéressent plus à la sauvegarde de leur ploutocratie  qu'à trouver des solutions pour éviter ce genre de catastrophe. Il s'agit de de vaches mortes de faim et de soif dans le nord-estt du Kénya. Encore une fois ce sont les pays pauvres  qui vont payer pour les  pays riches qui sont responsables  des dérèglements climatiques  et qui se retranchent derrière le slogan  :« Responsables mais pas coupables !!!»

famine2.jpg

vendredi, 09 octobre 2009

Augistin et les juifs- intermède-



Venderdi  9  Octobre 2009   

On a vu que le peuple d’Israël a été scindé en deux royaumes. Cette partition a été décidée par Yahweh lui-même en punition de l’infidélité de Salomon.
En effet, « le roi Salomon aimait de nombreuses femmes étrangères, outre la fille du Pharaon...Salomon  s’attachait passionnément à elles... Au temps de la vieillesse de Salomon, ses femmes inclinèrent son coeur vers d’autres dieux, et son coeur ne fut pas tout entier à Yahweh... ( I-Rois-XI-) ( Et l’on sait que les théologiens de tous bords, qui ont toujours “léché les bottes” des rois , ont tous proclamé la Sagesse d’un Salomon dont on se demande où il trouvait le temps  pour gouverner !!!)
Il encourut donc la colère de Yahwel qui décida de démanteler son royaune en donnant dix tribus à Jéroboam. Le moins que l’on puisse dire c’est que Jéroboam ne fut pas très reconnaissant envers Yahweh pour son élévation à la royauté sur Israël . Lui aussi suscitera la colère de Yahweh, mais alors là, ce sera terrible:
Yahweh dit à Ahias, le prophète: va dire à Jéroboam:« Ainsi parle Yahwehn Dieu d’Israël! Parce que je t’ai élevé au milieu du peuple, que je t’ai établi chef de mon peuple d’Israël et que j’ai arraché le royaume à la maison de David pour te le donner, et que toi, loin d’être mon serviteur tu  as fait le mal plus que  ceux qui ont été avant toi, tu es allé te faire d’autres dieux...voici que je vais déchaîner le malheur contre la maison de Jéroboam. J’exterminerai  touit homme appartenant à Jéroboam, aussi bien esclave que libre en Israël et je balaierai la maison de Jéroboam comme on balaie l’ordure, jusqu’à ce qu’il n’en reste rien. Ceux qui mourront dans la ville, les chiens les dévoreront et ceux qui mourront dans les champs, les oiseaux du ciel les dévoreront; car Yahweh a parlé» (I-Rois- XIV-7...)
Cette condamnation sans appel sera reprise presque mot por mot  contre  Baasa, roi d’Israël dont Yahweh décide de balayer la maison parce qu’il a fait pécher le peuple d’Israël (I-Rois- XVI...) 
Mais ce qu’il y a d’étonnant, dans les deux cas, c’est que l’anéantissement décidé par Yahweh n’est pas total . En effet, en dépit de sa détermination à exteminer la maisoàn de Jéroboam, Yhaweh épargna Nadab qui règna sur Israël à la mort de son père. Il en fut de même pour Ela qui survécut au massacre de la maison de Baasa, son père. Dieu le Père est lui aussi obnubilé par la royauté: il élimine la maison du père, esclaves compris, alors qu’ils n’y sont pour rien, mais il épargne le fils dont il sait pourtant qu’il fera exactement comme son père.
Le plus curieux c’est que la colère de Yahweh se manifeste à l’encontre de personnes qu’il a Lui-même élevées à la royauté alors que son omniscience aurait dû lui faire éviter  ces choix.
Mais, toujours est-il qu’en conséquence des choix  divins,  il y eut après la mort de Salomopn deux royaumes avec chacun sa lignée royale dont pratiquement tous les membres se rendront coupables de faire ce qui est mal aux yeux de Yahweh!! Et il suffit de lire la Bible pour se rendre compte que Yahweh a fait preuve d’une sacrée indulgence vis à vis de tous ces rois qui  durant des siècles ne se sont guère soucié de la colère de leur Dieu. Contrairement à ce que prétend Augustin ce n’est pas Dieu qui a rejeté son peuple mais bien ceux qui le gouvernaient qui  ont ignoré ses lois et ont donc mérité sa punition.
Résultat: lorsque Salmanasar, rois d’Assyrie emmena Israël en captivité en Assyrie, Yahwel laissa faire de même qu’il n’intervint pas lorsque  un peu plus tard Nabuchodonosr; détruisit Jérusalem et emmena Juda en exil à Babylone en ne laissant dans le pays que « quelques-uns des plus pauves,comme vignerons et  comme laboureurs.( II-Rois) XXV- 12)
Il n’y eut donc plus sur la Terre Promise qu’un petit reste de “ gens de rien” qui n’y restèrent d’ailleurs pas longtemps, car, venu d’on ne sait où, Ismaël, fils de Nathamias, fils d’Eliasama, de race royale (?), vint accompagné de dix hommes:  ils frappèrent et tuèrent  Godolias, le gouverneur  institué par Nabichodonosor, ainsi que les Juifs et les Chaldéens qui étaient avec lui... Alors tout le peuplen depuis le plus petit au plus grand et les chefs  de troupes, partirent pour s’en  aller en Egypte parce qu’ils avaient peur des Chaldéen.» (ibid.25)

mercredi, 30 septembre 2009

Augudtin et les juifs... suite

30 Septrmbre 2009

Dans une diatribe en  dix chapitres intitulée « Contre les Juifs», Augusin souligne la sévérite de Dieu à l’égard du peuple juif «dont l’aveuglement a été condamné par les textes de l”Ancien Testament.»
Au chapître VII, il entend démontrer que   le prophête Isaïe  a prédit que « Dieu abandonnerait les Juifs» Il s’appuie pour cela sur les versets 5 et 6  du chapître II du Livre de ce prophête. Que disent ces versets?:
“Ma Bible”:« Maison de Jacob, venez- marchez dans la lumière de Yahweh- Oui; il a délaissé son peuple, la maison de Jacob- car ils sont pleins de devins et de sorciers, comme les Philistins- ils pactisent avec les étangers.»
Chouraqui-: « Maison de Ya’acob, allez! Allez dans la lumière de Yaweh- Oui, tu as lâché ton peuple, la maison de Ya’acob; oui ils sont pleins, plus que le Levant; et ils augurent comme des Pelishtims; d’enfants d’étrangers ils se suffisent.»
“ la Bible- Bayard-2001: « Marche, maison de Jacob, marche dans la lumière de Yahweh- Oui tu as délaissé ton peuple la maison de Jacob. Oui ils déferlent du Levant en scrutant les nuages comme les Philistins et des enfants d’ailleurs tapent des mains.»
Version d’Augustin-:« Et maintenant, ô maison de Jacob, venez: marchons à la lumière du Seigneur... Car il a rejeté son peuple, la maison d’Israël.»
Autant de traductions, autant de différencesà: mais, remarquons: « Oui, il a délaissé son peuple »- « oui, tu as lâché ton peuple.»- « Oui, tu as délaissé ton peuple.»- Augustin:« Car il a rejeté son peuple.»
On observera que le “temps” emploé est le passé composé qui consacre aune action  antérieure à son énonciation, ce qui n’est pas la caractéristique d‘une prophétie.

Au fait- que dit Isaïe dans son introduction? ; «  Vision d‘Isaïe, fils d’Amos, qu’il a vue sur Juda et Jérusalem, au temps d’Osias, de Joathan, d’Achaz et d’Ezechias, rois de Juda,» soit une période de 87 an, entre - 785 et - 698. Pourquoi Yahweh aurait-il “ délaissé” ou “ lâché” Juda? Y a-t-il des précedents? Oui, et cela remonte jusqu’aux débuts de la période des Juges:
:
« Les fils d’Israël firent ce qui est mal aux yeux de Yahweh... Alors la colère de Yahweh s’enflamma contre Israël et il les livra aux mains de  Chusan-Rassaraël, roi  d’Edom...Les fils d’Israël servirent Chusan- Rassaraël pendant huit ans.( Livre des Juges III-1...) Yahweh aura l’occasion de se mettre en colère contre pratiquement tous les Juges, ce qui entraînera des périodes d’esclavage pour Israél .
Certains rois, tant d’Israël que de Juda, susciteront aussi la colère de Yahweh:
Yahweh frappa Osias qui fut lépreux jusqu’à sa mort. (II-Rois-XV-5) Joathan, lui, fit ce qui est bien aux yeux de Yahwehn mais son peuple continua à offrir des sacrifices sur les hauts lieux; alors Yahweh commença à envoyer contre Juda, Razon, roi de Syrie et Phacée, roi d’Israël
Quant à Achaz, il offrait des sacrifices et de l’encens sur les hauteurs...Alors Razon, roi de Syrie et Phacée roi d’Israël montèrent contre Jérusalem pour l’attaquer... Achaz envoya des messagers à Théglat-Phalazar, roi d’Assyrie, pour l’appeler au sevous; et le roi d’Assyrie l’écouta. Il monta contre Damas s’en empara, déporta la population et mit Razon à mort. (ibid-XVI...--)
En la douzième année d’Achaz roi de Juuda, Osée règna à Samarie sur Israël. Il fit ce qui est mal aux yeux de Yahweh. La neuvième année de son règne, Salmanazar, roi d’Assyrie prit Samarie et il emmena Israël captif en Assyrie. Cela arriva parce que les enfants d’Israël avaient péché contre Yahweh.Yahweh alors s’irrita fortement contre Israël et il les éloigna de sa face. ( Ibi- XVII)

On s’apperçoit qu’il y a deux peuples séparés en Israëel :. Israël et Juda. Or Isaïe ne parle que des rois de Juda et Augustin dit que Yahweh a rejeté la maison d’Israël.
La solution se trouve dans le Premier Livre des Rois en  XI-31:  le prophète Ahias, parlant à Jéroboam lui dit :« Ainsi parle Yahweh Dieu d’Israël voici que je vais arracher le royaume de la main de Salomon et je te ( à Jéroboam) donnerai dix tribus.. Une seule tribu lui restera... parce qu’il m’a aba ndonné et qu’il s’est prosterné devant Astarté...
Mais la punition de Yahweh ne sera mise à exécution qu’après la mort de Salomon, sous le règne de son fils Roboam.
Jéroboam, porté à la royauté reçut alors dix tribus. Il ne reste que Juda et Benjalain pour Roboam qui n’accepta pas cette scission et prépara une intervention armée que la vox populi l’empêchera de  mettre à exécution. Il y a donc désormais deux Etats juifs, l’un à Samarie, Israël, l’autre à Jérusalem, Juda et c’est de ce Juda que parle Isaïe. ( à suivre)

jeudi, 24 septembre 2009

Augustin et les juifs- suite)

24 Septembre 2009

Tome  V “ Accord des Evangelistes”- Chapitre XXVI- p  128

«Les Juifs qui sont demeurés ennemis du nom de Jésus-Christ, les juifs dont l’infidélité future n’a pas été oubliée dans les oracles prophétiques, tiennent le livre de Jérémie où ils lisent ces mots.« Seigneur qui êtes mon Dieu et mon refuge dans les temps de l’affliction, les nations viendront à vous des extrémités de la terre et diront: vraiment nos pères ont adoré de vaines idoles et n’ont pu en tirer aucun avantage.» Nous voyons aujourd’hui l’accomplissement de cet oracle. De l’extrémité de la terre les nations viennent à Jésus-Christ, redisant ces choses et brisant les idoles. Et c’est une grande faveur accordée par Dieu à son Eglise répandue dans tout le monde que les ennemis de notre foi en attestent la vérité et que la nation juive, justement vaincue et dispersée dans l’univers entier, ne permette pas de regarder comme une oeuvre frauduleuse des chrétiens, les livres de nos prophètes qu’elle porte avec elle chez tous les peuples.

Tome VI - Sermon XLV- “ Récompenses et devoirs”-p 183

« Si les Juifs sont répandus partout,, c’est comme vaincus et après avoir été exilés dans leur propre pays; ils sont partout pour leur châtiment, ils n’y sont pas pour avoir grandi

mercredi, 16 septembre 2009

Augustin et les juifs; suite

Mercredi 16 Septembre 2009

Tome VII- Discours sur le Psaume  XL- Le Christ dans les martyrs-

Le présentateur: « Les Juifs ont crucifié Jésus afin d’empêcher que l’on crût à lui , et sa mort a répandu son nom dans toute la terre»....

Augustin-: Les Juifs sont comme Caïn :
« Aujourd’hui, mes frères, les Juifs sont nos serviteurs; aujourd’hui ils sont nos colporteurs, ils portent les livres que nous étudions. Ecoutez en quoi les Juifs nous rendent service et non sans raison. Caïn, ce frère aîné a été marqué d’un signe afin qu’on ne le tuât point, c’est à dire, afin qu’il demeurât lui-même un peuple. Or les Juifs ont les Prophètes et la loi, et cette loi et les Prophètes ont annoncé le Christ. Quand nous avons affaie aux païens et que nous leur montrons aujourd’hui, dans l’ Eglise du Christ, l’accomplissement de ce qui a été prédit longtemps d’avance, concernant le nom du Christ dans son chef et dans ses membres, nous prenons les livres des Juifxss afin que les païens ne puissent croire que nous avons fabriqué ces prophéties, et que nous avons ajusté sur l’évènement ces annonces de l’avenir. Car les Juifs sont nos ennemis, et ces livres de nos ennemis nous servent à convaincre les païens.» (p-446)

Augustin reprend le signe de Caïn dans un discours sur le Psaume LVIII, dont le présentateur affirme : « Ce Psaume désigne Jésus-Chrit et l’ Eglise sous la figure de David, comme sous celle de Saül il désigne les Juifs et les impies.»

Augustin: « Se plonger dans l’abîme du péché ; voilà la véritable mort. Ceci peut très bien s’entendre des Juifs: « ne les tuez pas, de peur qu’on oublie votre loi.» Ne faites pas mourir ces malheureux qui se sont déclarés contre moi, et m’ont fait mourir moi-même. Que la nation juive subsiste toujours. Sans doute, les Romains l’ont vaincue, leur ville a été détruite de fond en comble... toutes les provinces sont tombées au pouvoir des Romains... Néanmoins les Juifs subsistent encore, marqués d’un signe qui les distingue des autres ; s’ils ont subi la honte de la défaite, ils n’ont pas, du moins, été détruits et absorbés par les vainqueurs. Ce n’est pas sans raison que, après le meurtre d’Abel, Dieu a marqué au front de Caïn un signe qui pût le faire connaître et l’empêcher d’être lui-même tué. Or voici le signe auquel on reconnaît les Juifs: ils conservent avec un soin extrême les restes de la loi; ils reçoivent la circoncision, observent le sabbat, immolent l’agneau pascal, et mangent le pain azyme. Il y a donc des Juifs, ils n’ont pas été anéantis: et même leur existence est indispensable pour confirmer les Gentils dans la foi. Pourquoi cela? Afin que nous connaissions, d’après l’exemple de nos ennemis, la miséricorde de Dieu à notre égard.»  -(p - 657)  

Augustin reviendra encore sur le rapprochement “ Caïn- Juifs” dans sa diatribe contre Faust, le manichéen. Au chapître XII de  sa polémique il s’étend sur le fait que « Caïn ne sera pas tué, ni le peuple Juif exterminé.»
« Tu seras gémissant et tremblant sur la terre» Qui ne voit aujourd’hui, qui ne reconnaît que ce peuple, en quelque lieu de la terre qu’il soit dispersé, gémit et s’attriste d’avoir perdu l’empire, et tremble sous une multitude de peuples chrétiens? Aussi Caïn dit-il dans sa répose;«  Mon iniquité est trop grande; vous me rejetez aujourd’hui de la face de la terre, je fuirai aussi votre présence, je serai gémissant et tremblant sur la terre, et quiconque me trouvera me tuera.»... Or, que lui répond le Seigneur? ;« Il n’en sera pas ainsi; mais quiconque tuera Caïn, sera puni sept fois» c’est à dire, ce ne sera pas comme tu dis: la race impie des Juifs charnels ne mourra pas de mort charnelle. Car quiconque les exterminera en ce sens sera puni sept fois, c’est à dire les délivrera des sept vengeances qu’ils ont méritées pour avoir mis le Christ à mort; afin que, dans tout le cours des siècles, figurés par sept jours, la race juive ne périsse pas, les fidèles chrétiens voient clairement quel esclavage elle a mérité pour avoir, dans l’orgueil de sa puissance, mis le Seigneur à mort.» (  Tome XIV- p-  194)

L’épisode de Caïn esr relaté au chapitre IV de la Genèse. L’immense culture d’Augustin aurait du l’éclairer sur le fait que Caïn ne risquait pas d’être tué par quiconque pour la simple raison qu’il n’y avait personne sur la terre en dehors de lui-même et de ses deux géniteurs Adam et Eve. Yhaweh n’avait donc pas besoin de le marquer.

samedi, 05 septembre 2009

Augustin et les juifs-suite-


Samedi 6 Septembre 2009
Tome  V

“ De la Foi aux choses que l’on ne voit pas” - Chapître VI-p 541-

Le Christianisme prouvé par les Juifs:

« Les infidèles s’imaginent-ils que les prophéties ont été écrites par les Chrétiens pour donner plus de poids à ce qu’ils admettaient déjà, en faisant croire que  cela était annoncé d’avance?
Si c’est là la pensée de nos adversaires, qu’ils étudient les livres des Juifs nos ennemis...Or, en lisant ces livres, qu’ils ne s’étonnent pas que ceux qui les possèdent n’y comprennent rien, aveuglés qu’ils sont par la haine. Ces mêmes prophètes avaient prédit cet aveuglement; et comme toutes les autres, cette  prophétie devait s’accomplir; il fallait que, par un juste et secret jugement de Dieu, les Juifs subissent le châtiment qu’ils méritaient. Sans doute, celui qu’ils ont crucifié, à qui ils ont donné du fiel et du vinaigre, bien qu’il fût suspendu au gibet a dit à son Père pour ceux qu’il devait amener des ténèbres à la lumière: « Pardonnez-leur ,car ils ne savent ce qu’ils font.»... Ils errent de tous côtés en aveugles, avec les témoignages les plus clairs en faveur de notre cause, afin de servir eux-mêmes de démonstration aux prophéties qui les réprouvent
Si  donc ce peuple n’a pas été détruit jusqu’à entiètr extinction,  mais dispersé sur toute la surface de la terre, c’est pour nous être utile, en répandanr les pages où les prophètes annoncent  le bienfait que nous avons reçu, et qui sert à affermir la foi chez les infidèles (?-ndlr) Or ce que je dis ici a été aussi prophétisé:« Ne les exterminez pas de peur qu’on oublie votre loi; mais dispersez-les par un effet de votre puissance.» ( Psaume LVIII-12) Ils ne sont donc pas tués, en ce sens qu’ils n’ont pas oublié les Ecritures qu’on lisait et entendait lire chez eux... Ils n’ont donc pas été exterminés mais dispersés; afin que n’ayant pas la foi qui pourrait les sauver, ils nous fussent du moins utiles  par leurs souvenirs. Nos ennemis par le coeur, ils sont, par leurs livres, nos soutiens et nos témoins.»
Il est donc clair pour Augustin que le verset 12 du Psaume LVIII concerne LES Juifs, enore une fois, pris dans leur globalité.
Que dit ce verset?
Augustin: « Ne les exterminez pas... Mais dispersez- les.»
“Ma Bible”: verset 11: « Dieu veuille me faire contempler la ruine de mes ennemis» puis, verset 12 :« Cependant, ne les anéantis pas, de peur que mon peuple n’en perde la mpémoire,- mais que par ta puissance ils se voient errants et abattus...»
Chouraqui : verset 11:« L’Elohim de mon chérissement me devance- Elohil me fait voir ceux qui me fixent.»- verset 12:« Ne les tue pas, que mon peuple n’oublie! Fais les mouvoir de ton glacis, fais les descendre, notre bouclier, Adon.»
“La Bible”- Bayard- 2001 :« Dieu me désigne ceux qui me surveillent ne les tue pas  que mon peuple n’oublie pas. Fais les trembler devant ta puissance», ruine- les Adon notre bouclier.»
En dehors d’Augustin personne ne désigne LES JUIFS comme étant concernés par ces versets.
Mais Augustin persistera: (Tome XVI-p- 38). Dans une dissertation  contre les Pélagiens il énonce:« ...ce  que Dieu conisidère, c’est la volonté. Tels étaient les fils de cette Jérusalem terrestre dont l’Apôtre a dit :« Elle sert aves ses enfants.», appartenant dès lors à l’Ancien Testament donné sur le mont Sinaï et engendrant pour la servitude, figurée par Agar. A cette classe appartenaient également ceux qui ont crucifié Notre Seigneur et ont persévéré dans leur infidélité. Telle est encore aujourd’hui la gande multitiude des Juifs, s’obstinant de plus en plus dans leur aveuglement...

mercredi, 02 septembre 2009

Augustin et les Juifs- suite-

Mercredi 3 Septembre 2009
Tome VII-pp.184 sq

Sermon  C C I  “ Pour l’ Epiphanie- Le Messie glorifié.”

Présentation du traducteur ; « Nous célébrons l’Epiphanie a aussi juste titre que la Nativité, car cette fête nous montre le Christ glorifié par l’apparition de l’étoile merveilleuse; secondement par l’adoration qu’il reçoit des Mages; troisièmement par le titre de Roi des Juifs qu’ils lui donnent comme plus tard lui donnera Pilate et comme pour faire une allusion future à cette prophétie du Sauveur ;« Les enfants du royaume seront jetés dans les ténèbres»; quatièmement enfin par le témoignage que les prêtres de Jérusalem rendront au Christ en présence des mages, témoignage qui prélude au témoignage qu’ils doivent lui rendre dans tout l’univers où ils seront dispersés.»

Augustin: «   Quest- ce que dirent les Mages en arrivant?« Où est les roi des Juifs qui vient de naître?» Quoi? N’était-t-il pas né auparavant  bien des rois juifs? Comment cela se fait-il que des étrangers désirent avec tant d’ardeur connaître et adorer Celui-ci? « Nous avons vu dirent-ils, son étoile en Orient, et nous sommes venus l’adorer.Le chercheraient-ils avec tant d’ardeur, désireraient-il  l’adorer avec une piété si affectueuse, si dans le Roi des Juifs ils ne voyaient en même temps le Roi des Siècles?
Aussi Pilate avait-il reçu un souffle de vérité, quand au jour de sa Passion il écrivit aussi son titre; « Roi des Juifs», titre que les Juifs cherchèrent à corriger au lieu de se corriger eux-mêmes.« Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit», leur répondit Pilate.
Les Mages étaient des Gentils, et Pilate également gentil; les premiers virent l’étoile dans le ciel, le second grava le titre sur la croix; mais tous cherchaient ou reconnaissaient dans Jésus non pas les Roi des Gentils, mais le Roi des Juifs. Quant aux Juifs mêmes on ne les vit ni suivre l’étoile ni adorer le Christ...
Les Mages vinrent d’Orient et Pilate d’Occident; voilà pourquoi  les uns rendirent témoignage au Roi des Juifs à son lever c’est à dire à sa naissance; et l’autre à son coucher c’est à dire à sa mort...
De plus, lorsque  les Mages demandèrent où devait naître le Christ, les  Juifs infidèles répondirent: «à Bethléem de Juda»; et quand Pilate leur reprocha de vouloir faire crucifier leur Roi,leur animosité contre lui se montra de plus en plus opiniâtre.       
Si donc les Mages durent aux Juifs, qui leur firent con naître le lieu de naissance du Christn, de pouvoir l’adorer; c’est que l’Ecriture, confiée d’abord aux Juifs, nous le révèle à nous mêmes; et si Pilate, le représentant des Gentils, se lave les mains pendant que les Juifs demandaient la mort du Sauveur, c’est que le sang versé par eux nous sert pour nous purifier de nos péchés.»

Augustin se réfère à Mathieu - II- pour stigmatiser l’infidélité des Juifs. Je suis donc allé voir ce chapitre II de l’ évangile de Mathieu et ce que j’ai trouvé est accablant pour Augustin: ce ne sont pas LES JUIFS qui ont informé les Mages!.

Ecoutons Mathieu:
« Jésus étant né à Bethléem de Juda au temps du roi Hérode, voici que des mages venus d’Orient, arrivèrent à Jérusalem, disant : où est le roi des Juifs nouveau-né? Car nous avons vu son astre en Orient et nous sommes venus l’adorer. A cette nouvelle le roi Héride se troubla et tout Jérusalem avec lui. Il rassembla au grand complet les grands prêtres et les scribes du peuple et il s’enquit auprès d’eux où le Christ pouvait naître. Ils lui dirent : Bethléem de Juda, car voici ce qui est écrit par le prophète:« Et toi, Bethléem terre de Juda, tu n’es pas la moindre des cités de Juda, car c’est de toi  que sortira le chef qui sera le pasteur d’Israël, mo n peuple.»...
Encore une fois, Augustin est surpris en plein trucage sinon en pleine malversation; ce ne sont pas LES JUIFS infidèles qui ont informé les Mages, mais le roi Hérode lui- même après  qu’il se soit informé auprès des grands prêtres et des scribes.
Ce qu’il y a d’intéressant dans cet anecdote, c’est la réponse des hiérarques de la communauté juive: ils reconnaissent la naissance du Christ dans ce nouveau- né alors que plus tard ils lui refuseront leur adhésion.
Nous avons là la démonstration d’une théologie sélective pour les besoins de leur cause de la pat de responsables de la gouvernance des fidèles de leurs communautés.s
Augustin pouvait-il imaginer que sa sévérité persistante envers “Les Juifs” pourrait être à l’origine de l’antisémitisme?